Directions
La Réserve de Biosphère Transfrontalière du Bas Delta du Fleuve Sénégal, classée par l’UNESCO en 2005, s’inscrit dans une logique de gestion intégrée et concertée entre la Mauritanie et le Sénégal, avec pour objectifs la conservation de la biodiversité, le développement durable et le renforcement de la résilience des communautés. Ensemble, ils génèrent des synergies en matière de conservation, de gestion des ressources et de coopération transfrontalière.
Elle est sous la supervision de deux directions phares :
La Direction du parc national du Diawling (MAURITANIE)
Le Parc National du Diawling a été crée par décret n°91-005 du 14 janvier 1991, pour compenser les effets négatifs résultant des aménagements hydro-agricoles du bas delta du fleuve Sénégal et des séquelles de la sécheresse des années 70 qui sévissait dans la sous-région, mais aussi des pressions anthropiques qui devenaient de plus en plus forte sur les ressources naturelles
- 1985 : Mise en exploitation du barrage de Diama
- 1991 : Décret de création Parc, 16 000 ha
- 1994 : Site RAMSAR
- 2000 : Chat Boul, site RAMSAR
- 2002 : Jumelage PND-PNOD
- 2005 : Noyau central de la Réserve de Biosphère Transfrontalière du Bas delta du fleuve Sénégal (MaB/UNESCO)
- Intègre la zone périphérique 59 000 ha)
Le bas-delta mauritanien a un climat de type subsahélien à faible pluviométrie.
La géomorphologie du bas delta est constituée de dépôts alluviaux et de reliefs sablonneux.
La végétation actuelle est composée essentiellement de Tamarix sp., Acacia nilotica, Acacia raddiana Avicennia germinans, Salvadora persica, Rhizophora racemosa (à l’état relictuel), Arthrocnemum machrostayum, Salsola baryosma, Sporobolus sp. Cyperus sp…
La zone est connue pour ses populations d’oiseaux d’eau. Pour les oiseaux africains phoenicopterus ruber ; P. minor ; Pelecanus onocrolatus et Balearica pavonina sont les plus remarquables. D’importantes colonies de Cormorans et hérons existaient dans la mangrove du bassin du N’Thiallakh. Les oiseaux migrateurs du paléarctique occidental sont dominés par les limicoles et les canards du bassin du N’Thiallakh. Les oiseaux migrateurs du paléarctique occidental sont dominés par les limicoles et les canards.
La grande faune a disparu dans la zone. Le dernier lion a été tué en 1970, la gazelle à front roux a disparu depuis 1991.
Il ne reste plus que des phacochères, des chacals, des chats sauvages, des lièvres et des patas. La sécheresse et les effets des changements climatiques sont les principales causes de cette disparition.
LES MISSIONS
- Compenser les effets négatifs des aménagements hydro agricoles à travers la restauration écologique des valeurs de l’écosystème deltaïque existant avant barrage
- Appuyer les populations pour un développement durable respectueux de l’environnement

La Direction des Parcs nationaux (SENEGAL)
La Direction des Parcs nationaux (DPN) du Sénégal a été créée en 1973. Son champ d’intervention s’est réduit aux parcs nationaux, aux réserves de faune et naturelles communautaires (RNC) suite à la création en 2012 de la Direction des Aires Marines Communautaires Protégées (DAMCP) qui a désormais en charge la gestion des Aires marines protégées (AMP) et des RNC côtières.
Placée sous la tutelle du Ministère de l’Environnement, et de la Transition Écologique (METE), la DPN gère actuellement un réseau composé de 6 parcs nationaux, 4 réserves de faune et une (1) RNC représentant une superficie de 15 010 km², soit 8% du territoire national.
LES MISSIONS :
La DPN a pour mission principale de mettre en œuvre la politique de l’Etat en matière de conservation de la Diversité biologique:
- Consolider et renforcer les acquis de la conservation de la biodiversité dans les Aires protégées et leur périphérie ;
- Réhabiliter les habitats et redéployer les espèces de faune préexistantes disparues et/ou en voie d’extinction dans leurs habitats naturels ;
- Coordonner la mise en œuvre des conventions internationales relatives à la biodiversité
- Appuyer les partenaires pertinents dans les processus d’identification des sites d’intérêt pour la biodiversité et de leur érection en aires protégées ;
- Susciter et appuyer la participation des populations locales dans les activités de conservation, de restauration et de valorisation de la diversité biologique ;
- Promouvoir la coopération sous-régionale en matière de gestion des ressources naturelles, notamment par la mise en place d’Aires protégées et réserves de biosphères transfrontières ;
- Assurer la surveillance épidémiologique de la faune sauvage dans les Aires protégées et leur environnement extérieur ;
- Promouvoir des initiatives de développement communautaires autour des aires protégées
- Appuyer la recherche scientifique dans les aires protégées et le développement d’initiatives privées dans les activités relatives à la gestion et à la valorisation des aires protégées et de la biodiversité en général.
LE RESEAU
Le réseau des Parcs réserves est réparti en trois grands ensembles présentés comme suit :
- La zone de savane soudanienne (PNNK) qui conserve les dernières reliques de la grande et moyenne faune sauvage du pays ;
- Les zones humides et/ou marines littorales (PNDS, PNLB, PNIM, RNP, ROK, PNOD, RSFG, PNBC, RNCTT) qui jouent un rôle primordial dans la migration des oiseaux du paléarctique, la conservation des ressources marines, côtières et l’amélioration des conditions de vie des communautés,
- L’écosystème sahélien (RFFN) qui abrite des antilopes sahélo-sahariennes réintroduites (oryx algazelle, gazelle dama mhorr et gazelle dorcas) à partir de la RSFG.

